Curiosité #8 : C’est prouvé ! Les chiens sont plus intelligents que les chats !

Il y a ceux qui sont plutôt chats. Il y a ceux qui sont plutôt chiens. Et entre les deux, c’est parfois un peu la guerre. Une guerre qui pourrait bien être relancée par une étude américaine qui affirme que les chiens sont plus intelligents que les chats !

 

530 millions de neurones corticaux pour le chien, 250 millions pour le chat !

Juger de l’intelligence. Voilà qui semble ne pas être aisé tant cette aptitude est diverse. Et qu’il s’agisse de comparer des Hommes ou des animaux. Pourtant, des chercheurs de l’université de Vanderbilt (États-Unis) affirment aujourd’hui que les chiens sont plus intelligent que les chats. Une nouvelle qui risque bien de remettre le feu aux poudres de la petite guerre que se mènent passionnés des chats et amoureux des chiens.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs américains ont simplement compté le nombre de neurones formant le cortex cérébral de chiens, de chats et d’autres espèces de carnivores. Pourquoi ? Parce que le cortex cérébral — et les petites cellules grises qu’il renferme — est le siège de la pensée, de la planification et d’autres comportements complexes.

Résultat : il s’avère que si les chiens n’ont pas le plus gros cerveau chez les carnivores, ils possèdent un nombre de neurones assez élevé, qui proportionnellement les classe au-dessus de la hyène rayée, du lion d’Afrique, de l’ours brun… et du chat. Pas moins de 530 millions de neurones corticaux pour le chien — contre plus de 16 milliards pour l’Homme, tout de même — et seulement 250 millions pour le chat. Pour les chercheurs américains, les chiffres parlent d’eux-mêmes. « Je crois que la valeur absolue de neurones qu’un animal possède, particulièrement dans le cortex cérébral, détermine la richesse de son état mental interne et de sa capacité à prévoir ce qui va se produire dans son environnement, basé sur son expérience passée», rapporte Suzana Herculano-Houzel, professeur de psychologie et de sciences biologiques à l’université de Vanderbilt.

Sur cette illustration, les cerveaux de six des carnivores étudiés par les chercheurs de l’université de Vanderbilt. Notez que celui de l’ours, par exemple, est dix fois plus gros que celui du chat. Pourtant, il contient autant de neurones corticaux. © Suzana Herculano-Houzel, université de Vanderbilt

Sur cette illustration, les cerveaux de six des carnivores étudiés par les chercheurs de l’université de Vanderbilt. Notez que celui de l’ours, par exemple, est dix fois plus gros que celui du chat. Pourtant, il contient autant de neurones corticaux.

Une étude pleine de surprises

Si donc le chien est plus intelligent que le chat, qu’en est-il de leurs cousins sauvages ? L’opinion majoritaire veut que les cerveaux des animaux domestiques soient plus petits. Or, l’étude des chercheurs américains montre le contraire. Le cerveau d’un golden retriever possède bien plus de neurones que celui d’une hyène.

 

L’intelligence n’est pas qu’une affaire de neurones

Les nouveaux résultats infirment ceux de travaux scientifiques précédents qui estimaient que les chiens avaient 160 millions de neurones contre 300 millions pour les chats, et prêtant aux premiers 74 grammes de cerveau et 25 grammes pour les seconds. La nouvelle étude avance 250 millions de neurones pour les chats et 530 pour les chiens. «Nos recherches signifient que les chiens ont les capacités biologiques d’accomplir des choses bien plus complexes et flexibles que les chats. Au moins, nous avons désormais un peu de biologie que les gens peuvent convoquer dans leurs discussions pour savoir qui des chiens ou chats est le plus intelligent», ajoute Herculano-Houzel. Le nombre de neurones n’est cependant pas le critère décisif concernant l’intelligence. Comme le rappelait Sciences Avenir, après une sortie de Nicolas Sarkozy qui soupçonnait qu’on ne lui prête que « deux neurones d’intelligence », le nombre de connexions neuronales ainsi que les cellules gliales, qui entourent les neurones, sont déterminantes.

 

Le saviez-vous ?

Autre surprise : les cerveaux des carnivores ne sont pas mieux dotés en neurones que ceux des herbivores dont ils se nourrissent. La chasse, pourtant, semble une activité cognitivement plus exigeante que le broutage. Mais plus un cerveau contient de neurones, plus il devient gourmand en énergie. Et les grands chasseurs le savent bien, leur alimentation peut s’avérer extrêmement intermittente. De quoi, pensent les chercheurs américains, limiter leur développement cérébral.

Et si une palme doit être décernée, c’est… au raton-laveur qu’elle reviendra. « Le cerveau du raton laveur apparaît relativement petit. Mais la densité de ses neurones équivaut à celle d’un primate », s’étonne le professeur Herculano-Houzel.

 

Conclusion

Pour résumé les informations les plus intéressante de cette étude : le cortex cérébral — siège de fonctions neurologiques évoluées — des chiens contient environ deux fois plus de neurones que celui des chats. Les animaux domestiques sont au moins aussi bien pourvus en neurones que leurs cousins sauvages. Les cerveaux des carnivores ne sont pas nécessairement mieux dotés en neurones que ceux des herbivores. Le raton laveur, avec son petit cerveau riche en neurones, fait figure de carnivore hors du commun.

Sources :

futura-sciences.com

slate.fr

sciencesetavenir.fr

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