Curiosité #12 : L’expérience de Pavlov

Chez tous les animaux, les conditionnements consistent à associer un stimulus dit neutre avec un stimulus porteur de sens. Le plus parlant est certainement celui que l’on appelle du chien de Pavlov.

 

L’expérience de Pavlov

Ivan Pavlov, un scientifique russe né au milieu du XIXe siècle, travaillait sur la salivation des chiens. Au cours de ses expériences, il s’aperçut que cette salivation débutait en fait avant la présentation de la nourriture à l’animal. Ce dernier savait d’une certaine manière que l’heure du dîner approchait et préparait son corps à la prise de nourriture. En testant différents stimulus sonores qu’il répétait chaque fois avant l’arrivée de la nourriture, Pavlov réussit à faire saliver les animaux dès la perception du son. L’animal avait alors appris à associer un stimulus neutre, le son, avec un stimulus porteur de sens, la prise de nourriture. Cet apprentissage laisse une trace dans la mémoire de l’animal, qui lorsqu’il entend le son seul, pense inconsciemment à la nourriture et se mettra à saliver même si les conditions ont changé et qu’aucune nourriture ne lui est apportée.

Le chien de Pavlov, crédits DR.Dans l’expérience de Pavlov, le chien reçoit un entraînement. On teste d’abord séparément l’effet du stimulus porteur de sens (1), la nourriture, et du stimulus neutre (2), la cloche, pour voir leurs effets sur l’animal. Une fois les résultats préliminaires obtenus, on associe le stimulus conditionnant (1) au stimulus neutre (2) de manière répétitive. Si le conditionnement réussit – que l’animal met en mémoire le lien entre les deux stimuli – le stimulus neutre seul (2) devient conditionné et entraîne les mêmes effets physiologiques que le stimulus conditionnant (1). Ce processus de conditionnement est également à l’œuvre dans la dépendance toxicomane.

Ce processus de conditionnement arrive à chacun dans différents domaines et permet la mise en mémoire de nombreuses associations plus ou moins simples. La prise de drogue, qui s’accompagne généralement d’une sensation de bien-être, en est le parfait exemple : l’individu se sent mieux dès lors qu’il sait avoir son produit sous la main et être en mesure de l’utiliser quand il en a envie…

 

Conclusion

Les liens produits entre la drogue et différents stimuli de l’environnement ont été appris progressivement par le cerveau, à l’insu même de son propriétaire, pendant toute la phase qualifiée d’addictive : on parle alors de réflexes conditionnés.

À la différence des réflexes simples comme le réflexe rotulien, ne faisant pas intervenir les centres supérieurs cérébraux, ces associations établies entre la drogue et des expériences sensorielles sont liées à un apprentissage plus complexe mettant en jeu différentes structures cérébrales.

 

 

Source :

futura-sciences.com

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